Musashi Kendo Colomiers Toulouse

Les kata sont une forme traditionnelle de transmission des Arts Martiaux sous forme de techniques codifiées : on en compte 10 pour le kendo. Un partenaire – Uchi Dachi – prend l’initiative en utilisant le sabre normal – Daitô -, il est contrôlé puis vaincu par l’autre – Shi Dachi – qui utilise le Daitô pendant les 7 premières séries, puis le sabre court – Shotô – au cours des trois dernières. L’arme utilisée dans le kata est le bokken ou le iaïto.

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Importance des kata dans le kendo ?

L’objet originel du kendo était les soldats sur le champ de batailles. Les techniques qui furent couronnées de succès sur le champ de batailles furent exploitées en kata. Depuis lors, les kata ont evolués pour donner le kendo moderne qui utilise shinai et équipements de protection.

A l’origine, le kendo était utile aux soldats portant de lourdes armures sur le champ de batailles. Cependant, avec l’avènement des armes à feu modernes, l’armure qui protegait des coups de sabres ne fut plus efficace, et on dut la remplacer par des armures plus légères conçues pour gagner en agilité. Pendant que ces armures plus légères étaient utilisées dans les batailles, la pratique des kata se developpa pour aiguiser l’habileté des guerriers. Quand la paix fut établie au Japon, les escrimeurs n’eurent plus la possibilité d’utiliser leurs compétences dans les batailles et les kata seuls se révélèrent insuffisants comme méthode d’entraînement. Afin de conserver les techniques de combat et l’esprit des champs de batailles, on developpa une pratique du kendo fondée sur l’utilisation de shinai et d’équipements de protection parallèlement à la pratique des kata.

Comme l’objectif du kendo passa de la victoire sur le champ de bataille vers l’éducation, l’accent fut mis sur le développement physique et, plus particulièrement, mental de l’individu. Alors que la pratique du kendo se développa parallèlement à celle des kata, les deux styles d’escrime furent utilisés comme des façons complémentaires de produire une méthode d’entraînement idéale.

«Ce qui est appelé kata dans d’autres écoles est appelé kumitachi dans la mienne. Il est indispensable que vous apprenniez kumitachi si vous voulez réussir dans la bataille. Exactement comme une charrue à deux roues et un oiseau deux ailes, kumitachi et kendo en armure doivent être pratiqués simultanément de façon à être efficaces.»

Chiba Shusaku, Hokushin Itoryu.

Durant la période Shotoku (1711-1716), un maître de kendo appelé Naganuma Shirozaimon Kunisato de l’école Jiki Shinkage fut le premier à adopté les kote et le men qui avaient été utlisés de façon limité dans d’autres écoles. Ce fut durant cette période que le kendo commença à être pratiqué à l’aide d’un shinai et d’une armure. Le do et le tare fut introduit dans la pratique du kendo par Nakanishi Chuzo Tanemasa pendant la période Horeki (1751-1764). Ceci marqua le commencement de la pratique moderne du kendo.

L’importance des kata

On a coutume de dire que les kata sont l’essence du kendo. A travers la pratique des kata, vous apprendrez non seulement la théorie fondamentale des techniques du kendo telle que la posture correcte, le mouvement de coupe, mais aussi à améliorer la vitesse et la précision de vos frappes et de vos coups d’estoc. La pratique des kata améliorera aussi votre garde au centre, distance, prise, mouvement de corp, travail de pieds, esprit, zanshin, élégance et assurance dans l’attitude. Tout cela est fondamental dans la pratique du kendo.

Parce que les kata impliquent la pratique de mouvements pré-arrangés, la concentration et la garde au centre doivent être maintenus pour éviter de devenir trop relaché. En d’autres termes, les kata doivent être pratiqués avec vigueur et concentration, tout en controlant sa respiration et ses mouvements.

Histoire et Etiquette du sabre japonais

On dit que le sabre japonais ne est pas égalé dans l’art de travailler l’acier. Nos ancêtres traitaient le sabre et l’armure avec respect et comme des objets de toute beauté. Il est intéressant de remarquer sa forme raffinée, sa surface soigneusement forgée et son Hamon [tranchant] caractéristiques de la période et de l’école de l’artisan. En fonction de leurs tailles et de leurs formes, les sabres japonais peuvent être classés comme katana, tachi, wakizashi, tanto, ken, naginata et yari. Il est inutile de dire que ces sabres sont la fièreté de notre nation. Si un sabre est traité de façon inconsidérée, il peut être endommagé et blesser quelqu’un. La négligeance dans le soin d’un sabre japonais peut conduire non seulement à la perte d’un trésor national, mais il représente aussi de l’irrespect envers nos ancêtres.

Points importants concernant le soin à apporter à un katana

1 – Habituellement, un vrai katana est conservé dans un fourreau fait de bois blanc de paulownia afin de le protéger des dommages causés par l’humidité. Lorsqu’on transporte un katana, il devrait être placé dans un sac de protection ;

2 – Lorsqu’on transporte un katana, il devrait être tenu de la main droite avec la garde pointant vers le haut et le lame vers le bas ;

3 – Afin d’éviter toute blessure accidentelle, lorsqu’on retire le katana de son sac de protection ou de son fourreau, veuillez à ce que la garde soit toujours au-dessus du niveau de la lame ;

4 – [sens peu clair]

Dégainer et rengainer le katana

1 – Lorsqu’on dégaine le katana ou le tachi, tenir le fourreau de la main gauche et la poignée de la droite. En dégainant lentement le katana, appliquer une pression vers le bas sur la poignée avec la main droite et pousser la tsuba [garde] avec le pouce gauche. En suivant cette procédure, on évitera de se blesser à la main ou d’endommager le fourreau. En poussant la tsuba avec le pouce gauche, la bague de maintien (habaki) quittera le fourreau, séparant ainsi le sabre de son fourreau afin qu’il puisse être dégainer dans un mouvement lent et fluide. Ne jamais retirer le katana de son fourreau lorsque la lame est tournée vers le bas ou éloignée de votre corps ;

2 – Au moment de rengainer le katana, tenir l’extrémité ouverte du fourreau dans votre main gauche (ce qui permet d’étendre la main au-delà du fourreau) et tirer l’envers du sabre entre le pouce et l’index de cette main jusqu’à ce que la pointe du sabre soit entrée dans le fourreau et puisse être lentement rengainée avec la lame tournée vers le haut.

T. Nakamura (Kyoshi 8e dan)